Archives pour la catégorie SAISON 1

S1E11/ LE DESIGN

Pour le visuel, j’ai rencontré un super graphiste. Oliver K  qui travaille pour l’agence Pierre Laporte communication . Lui aussi aime le projet et va me prendre en extra !Il a un style très urbain, très moderne et pour la pochette et le livret, je voudrais un métissage d’urbain et de vintage. Et bien sûr du rouge.

Oliver K

J’arrive donc avec les photos d’Alain Smilo et Oliver est chargé d’agencer les images, les mots, les textes … Le tout dans un ensemble esthétique et surtout cohérent par rapport à la musique.

 

Oliver est quelqu’un qui sait très bien écouter. Il comprend exactement ce que je veux pour le visuel. Il me fait très vite des propositions sur lesquelles on va très peu retravailler? car c’est déjà pratiquement ça. La police d’écriture, la place des blocs de mots, le graphisme des fonds. Et  c’est tout.

compress--de-Isa-Sompar_Cover-Dos-ConvertImage
Oliver K

Ca y est,  J’ai mon visuel, j’ai mon livret. Je trouve l’ensemble très beau et très pur. C’est exactement ce que je voulais, et cela me semble complètement cohérent par rapport à mon univers sonore.

La première maquette du CD est à la maison, musique et visuel. Grand moment d’émotion !

ET FIN DE LA SAISON 1  !

 

S1E10/ LE MASTERING

Studio Colorsound

Alors qu’est-ce que c’est que le mastering ? Eh bien le mastering c’est faire un son pro, un son propre. C’est le mix, mais en mieux. Ce serait comme faire passer une belle photo par Photoshop, pour qu’elle n’ait plus aucun défaut ! Affiner et en même temps renforcer le son global du projet. Et pour ça, mes morceaux vont encore passer dans plein de machines.
C’est Jeff Cuvelier, le saxophoniste de l’album qui me conseille Colorsound StudioMastering. Il a fait masteriser un des albums de Tarace Boulba chez eux et il était très content du résultat.
Je suis dans la cour des grands, ColorSound a masterisé les albums de Laurent Garnier, David Guetta, Christine and the Queens, Liz Mc Comb …C’est David Hachour qui va travailler sur mon projet.

David Hachour colorsoundDavid est avant tout musicien. Il capte tout de suite l’ambiance de mes chansons. Son assez organique tirant vers le jazz, qu’il faut conserver et les effets electro à faire ressortir. Le tout sans gonfler le son comme des dingues. Il faut conserver la finesse du propos.
Je passe la journée chez ColorSound pour entendre David travailler. Tout m’intéresse et j’ai envie de suivre tout le processus. Il est étonné ! Il me dit que c’est rare que les filles s’intéressent à la pure technique du son et qu’il n’y en a pas beaucoup qui viennent au mastering.

mastering colorsound
Moi ça me passionne. J’ai l’impression que la musique arrive comme une eau un peu trouble. Elle passe par tous ces filtres et en ressort complètement limpide.
A la fin de la journée, le son est nickel, sophistiqué, class.
Voilà… maintenant il faut passer à la fabrication du CD.

S1E09/ LE MIX

Le Mix

 

C’est Guillaume Denimal  des Studios de la Chine, qui va mixer. Il est précis, très organisé,  il a une super oreille. Et en plus il aime le projet. J’ai booké sept jours au studio, un jour par morceau. Guillaume commence le matin seul. Il fait un premier travail sur les sons, les fréquences, la place des instruments dans l’espace sonore.  J’arrive ensuite pour valider ses premiers choix et affiner le travail sur les sons et l’ensemble.

Guillaume Denimal
Guillaume au travail

 

Nous sortons tous les deux le soir assez épuisés, et les oreilles bien sollicitées. D’autant plus que le système d’écoute à la Chine est  énorme et que Guillaume n’hésite pas à pousser les potards !

J’avoue à ma grande honte avoir quelquefois mis les bouchons… Ces ingénieurs du son sont fous !

Je redécouvre mes morceaux. J’adore les confier à d’autres oreilles. Guillaume est plus qu’un ingénieur du son. Il les fait vivre différemment, les emmènent ailleurs et en fait  ressortir toutes les couleurs.Les potards

Au bout de sept jours, on a fini et on est très contents. Le résultat est fin et garde en même temps bonne énergie. Les chansons existent… Maintenant direction mastering !

 

S1E08/ L’EDITING

S1 E08 L’EDITING

EDITING PROTOOLS

Après les sessions d’enregistrement, je rapatrie tout à la maison… et là… gros travail d’éditing . Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

Et bien l’éditing c’est d’abord choisir.

Comme au cinéma lorsque l’on fait 5 ou 6 prises, et qu’il faut choisir la meilleur. C’est pareil en musique.  A raison d’une vingtaine de prise de guitare par morceaux (avec des sons d’ampli différents, des notes différentes, des intentions différentes. Je dérushe tout, j’écoute tout. Et ensuite je choisis. Là ou cela se complique c’est qu’il peut y avoir une partie extraordinaire sur une prise et plus loin, une autre partie tout aussi formidable sur une autre prise… Dans ce cas, il faut découper, copier/coller… bref réaliser et produire le morceau.

Et  c’est ce que je vais faire ensuite pour toutes les prises, de tous les instruments, sur tous les morceaux.

Environ deux mois de travail non stop avant de pouvoir attaquer le mix.

J’ai d’ailleurs un peu sous estimé le planning car les dates du  mix arrivent, et je n’ai pas fini l’éditing. La mort dans l’âme, je suis obligée d’abandonner un morceau que je n’ai pas eu le temps de travailler.

Tant pis, je le réaliserai plus tard pour un bonus.

J’ai sept morceaux. Pour mon premier EP c’est bien ! C’est parti pour le mixage !

 

S1E07/ Dernières prises

DERNIERES PRISES EN STUDIO

 

Il reste maintenant à enregistrer les guitares… sur les maquettes c’est moi qui les ai faites avec trois doigts (je suis une piètre guitariste). Les morceaux reposent essentiellement  sur les claviers mais je voudrais que les guitares aient du corps et du mordant dans leurs interventions…

Foxy Camara
Foxy Camara

Je commence à chercher des guitaristes auprès de mes amis musiciens et, un jour en passant sur FaceBook, je tombe sur une vidéo de Foxy Camara qui me scotche.  Son très pur, dextérité affolante, Foxy c’est le mélange de Wes Montgomery et de  Georges Benson . Avec l’African touch  en plus. Je le contacte, je le rencontre. Ca matche ! J’avais envie d’insérer  quelques guitares guinéennes dans les arrangements, et Foxy, c’est LE spécialiste. C’est décidé, c’est lui qui jouera les solos et les riffs.

 

Laurent Cohen
Laurent Cohen

 

Je découvre et contacte aussi Laurent Cohen sur FB. Laurent lui est  plutôt funky  et blues. Il  accepte d’enregistrer les guitares cocotes  et quelques rythmiques.

 

 

 

Autre grande rencontre  FB, Mlle Christelle Berthon, immense harmoniciste, qui viendra poser quelques riffs de pur son blues sur « Devils Crossroads ».

Christelle Berthon
Christelle Berthon

 

Jeff Cuvelier
Jeff Cuvelier

Jeff Cuvelier, saxophoniste qui avait déjà lancé le cri de son sax soprane sur Rouge à Rêve lors des sessions Microbe St Cloud, vient cette fois avec un ténor. Un beau son bien grave, proche du chuchotement pour un dialogue avec ma voix sur « Notre histoire ».

 

 

 

 

 

Fin décembre2014, tout est dans la boite…Je récupère également les anciennes prises Microbe , contrebasse, vibra pour « Rouge à Rêve » et « Tu m’dis ».

Reste les edit, le mix et le mastering.

 

 

S1E06/ LES CLAVIERS

LAURENT EPSTEIN, LE SON MAGIQUE
Enregistrement sur bandes
Enregistrement sur bandes

Après la batterie, je contact Laurent Epstein, qui avait fait les claviers sur mes premiers enregistrements il y a 7 ans et qui est vraiment un super, mais super pianiste ! Laurent accepte aussi de venir enregistrer sur mon album ! Top !

Avec Laurent,  on se retrouve donc au studio Midilive Microbe et là changement de décor total ! Pierre m’avait parlé des instruments vintage mais ici… tout est vintage !

Lorsque l’on y arrive, on a l’impression de se retrouver en pleines Seventies… peintures orange vif, boiseries, studio d’enregistrement immense, claviers d’époque…

Midilive, studio vintage
Midilive, studio vintage

Il paraît que tous les yéyés sont venus enregistrer ici, Françoise Hardy, Jacques Dutronc, Gainsbourg, Johnny… Et  c’est vrai que tous leurs fantômes sont encore là… cet endroit est magique… Dans le studio immense qui a entendu des sessions d’orchestre mémorables, il y a une qualité de silence incroyable…

Laurent Epstein
Laurent Epstein

Laurent se met au clavier. Hammond, Wurlitzer, rhodes, clavinet… Les prises s’enchaînent. Laurent est un merveilleux pianiste et avec lui aussi, pas besoin de coaching…Tout ce qu’il propose c’est de l’or. La journée se termine tôt… on a déjà fini !

 

Je ramène les prises à la maison… Je suis contente, je sais qu’entre la batterie et les claviers, c’est toute l’ossature de l’abum que je tiens entre mes mains.

La basse, c’est moi qui la joue et ça devrait rouler, j’ai bien bossé… Les programmations je les ai faites en amont. Encore quelques ajustements à faire par ci par là mais rien de bien méchant…

Midilive Studios
Midilive Studios

Reste les guitares et les guests…

S1E05/ PRISES BATTERIE

UN BATTEUR DE REVE

Une fois les studios trouvés, Je décide de commencer par les enregistrements de la batterie. Sur mes maquettes j’ai programmé toutes les batteries et je voudrais vraiment, avant d’enregistrer d’autres instruments, poser le squelette des morceaux, trouver le son, trouver le beat, trouver le groove.
J’appelle Julien Audigier, batteur que j’ai rencontré il y a un an au studio Pixel Room sur un autre projet. Je l’avais trouvé très fort, très pro et très gentil. Julien n’est pas un batteur de jazz et c’est justement ce que je cherche. Il a un son sec et mat, très précis et une énorme énergie dans la frappe. Julien me demande de lui envoyer les démos des morceaux. On se rappelle … il aime bien et … il est disponible sur les dates prévues… Génial !
J’ai prévu deux jours de prises batterie, pour sept morceaux  c’est parti …enfin presque !

Photo Fabienne Llias

Première frayeur… Julien croyait qu’il s’était trompé dans ses dates de tournée avec Nina Attal. Finalement non, il ne s’est pas trompé … ouf ! On se retrouve à La Chine, pour la première journée des prises de batterie.
Je suis un peu impressionnée, je sais que j’ai affaire à un très bon musicien. Moi je ne suis pas une spécialiste de la batterie. Vais-je savoir trouver les mots pour obtenir ce que je veux pour les chansons ?
On commence … d’emblée, Julien amène un son, et fait des propositions … on affine, on modifie quelques patterns… on cherche … on y est ! … A peine ais-je donné un début d’idée qu’il s’en empare et le fait évoluer exactement dans le sens du morceau et de la musique. Au bout de deux jours, on n’a presque plus besoin de se parler… il sait quand j’aime, il sait quand j’aime pas… et dans ce cas, il modifie et il trouve… Bref j’ai rencontré un magicien !
En deux jours, tout est dans la boîte et je sais que j’aurai très peu de retouches … je vais tout garder, j’ai des prises de batterie qui déchirent !

Photo Fabienne Llias
Photo Fabienne Llias

S1E04/ LE STUDIO

Le choix du studio

Logo des disques Vogue

 

Ca y est, le concept de l’album est trouvé. Je vais faire un petit album, ce qu’on appelle un EP (Extended Play), album de 5 ou 6 titres, pas plus, avec une thématique unique . Pourquoi ce choix ? Je pense que les modes de consommation de la musique ont changés. Le public n’a pas forcément envie aujourd’hui d’écouter un album complet. Et puis tout va très vite : quand on sait que faire un disque prend deux ans et qu’en quelques semaines son actualité est déjà dépassée, je me dis qu’il vaut mieux rester dans des formats courts et faire des sorties plus rapprochées.
Bref : un 6 titres avec le remix d’une chanson en bonus !
Studios de la Chine, consoleJe pars donc en quête d’un studio : premier casse-tête : faut-il d’abord que je contacte les musiciens pour connaître leur planning et leurs disponibilités, ou dois-je contacter le studio en premier pour proposer des dates précises aux musiciens ? Allez, je commence par le studio! J’en contacte alors plusieurs, devis, contact humain, matériel… et mon choix s’arrête sur les Studios de la Chine. Bonne entente avec Hubert Montoya le boss, prix dans mon budget, studio dans lequel on se sent bien, et disponibilité pour les dates que j’ai envisagées. Ce sera ma base.
Pour les claviers, je décide de me délocaliser. Sur les conseils de Pierre Attyasse je contacte les studios Midilive Microbe, qui sont les anciens studios Vogue. Le son des seventies
Je veux des claviers vintage, les tout premiers keyboards électriques, avec leur mécanique et leur sonorité. Pierre me dit que là-bas je trouverai tout ce que dont je peux rêver. Effectivement, ils ont tout ce qu’il faut pour retrouver le son des seventies… Allez c’est booké !

Maintenant il ne me reste plus qu’à appeler les musiciens …

S1E02/ LES CHANSONS

Quelles chansons choisir ?

Ces dernières années, j’ai exploré pas mal de styles musicaux, passant du dub à l’electro , allant jusqu’au jazz, en anglais parfois, ou dans la pure tradition de la chanson française.
Quel style pour mon album ?
Après mûre réflexion, je me dis qu’il faut que je choisisse les chansons qui me correspondent le plus dans ce qu’elles racontent et qu’elles aient un son qui rappelle la black magic music que j’aime.
Donc plutôt des chansons en français qui racontent la vie, qui racontent l’intime, sur une base harmonique jazz, au groove léger.
Je vais choisir parmi mes maquettes six chansons qui tournent autour de l’amour. Ca tombe bien j’ai ça en stock.
Il faut du smooth, dans les paroles, dans la voix et il faut du groove dans la musique.
Je commence alors la préparation et la pré- production en reprenant les démos, en retravaillant les arrangements et en soignant particulièrement les programmations des sons synthétiques car je sais que pour « l’organique », je vais faire venir des musiciens. Ce sont les interventions electro qui emmèneront la production vers le métissage et le mélange. Et il faut qu’elles soient déjà présentes lors des prises studio pour que les musiciens puissent en tenir compte dans leur jeu.

Voici parmi les titres choisis, une des démos sur laquelle je me suis appuyée :

NOTRE HISTOIRE

S1E03/ LE VISUEL

Le visuel de l’EP à venir

Lors d’un concert donné avec mon groupe de jazz Equinox en mai 2014, il y avait un  photographe, que je n’ai pas vu tout de suite mais qui m’a ensuite fait parvenir de magnifiques photos de l’évênement. J’étais à l’époque au tout début de ma réflexion sur les chansons que je voulais mettre dans l’album et Gildas m’avait alerté sur le fait d’avoir un univers cohérent, musicalement et visuellement. Lorsque j’ai vu les photos d’Alain Smilo et notamment tout son travail sur les gouttes d’eau et sur le nu, je me suis dit que j’avais trouvé LE Photographe. Je pensais à Rouge à Rêve, je savais que ce serait le nom de l’album et j’avais envie de Rouge, de lignes pures et de limpidité.

j’ai rencontré Alain, je lui ai fait écouté les maquettes qu’entre temps j’avais choisi pour l’album, et il a  été tout de suite partant. En plusieurs séances de prises de vue, nous avons élaboré un tableau pur, limpide, rouge et beau.

Sans trop dévoiler la pochette, voici un moment des prises de vue…

Elle est vraiment très lourde cette basse !
Le studio avec Alain Smilo